Histoire L'église Saint Martin de Brux, en tant qu'édifice, est un lieu de culte catholique depuis plus de huit cents ans, sans interruption majeure. Si l'on étend la notion de culte au lieu sur lequel elle s'élève, on dépasse le millénaire comme en témoigne le sarcophage mérovingien retrouvé sous le sol de la nef. Saint Martin de
Brux fait partie des quelques constructions qui n'ont jamais eu trop à souffrir des
périodes de troubles, et encore moins des périodes de prospérité, souvent plus
funestes aux architectures dites "barbares", "gothiques" ou
"primitives". Elle a ainsi pu attendre son classement aux Monuments Historiques
en 1914 et les Brusc, Brucs, Bruz ou
Brux, quelle qu'en soit la graphie, c'est le vieux cri de ralliement des Celtes
Le millénaire commençait a peine. Sur les sarcophages des Pictes, les Lusignan font élever les assises d'un lieu de culte, et accessoirement de refuge : les murs sont épais, les ouvertures rares. La fée Mélusine , qui leur construit encore forteresses et églises en une nuit, avec "...quelques dornées de pierre et une goulée d'ève"(*), laisse la construction de cette église aux humains. Ils y appliquent les dernières nouveautés architecturales : une voûte en berceau brisé contrebutée par par deux demi-berceaux, auxquels ils associent toutefois une très classique abside en cul-de-four et un clocher porté par une coupole sur trompes.
De son
côté, un certain pasteur Lièvre écrivait au début du XXe siècle : "
l'église ne paraît pas remonter au delà du XIIIe siècle, mais elle a succédé à une
autre qui vers l'an 1080 était la propriété des frères Geldoin et Vivien"(!) (*) en patois poitevin , la "dornée" est le contenu du creux d'un tablier et "une goulée d'ève", une gorgée d'eau |